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Dernière mise à jour : 15 janvier 2009

 

 

Société historique de Belle-Île-en-Mer


Mairie de Locmaria
56360 Locmaria



Histoire de Belle-Île

APERÇU HISTORIQUE

 
 
   
 

    Pour sa position stratégique au large des côtes bretonnes,
ses réserves en eau douce et les ressources
 de son agriculture,
Belle-Île fut continuellement convoitée,
menacée, voire attaquée :
Par des pirates d’abord puis par les ennemis
   de la France, Hollandais ou Anglais.

 


 

 

 
       
 

La Belle Fontaine ou Aiguade Vauban, construite en 1696,

une réserve de 850 000 litres d’eau douce.

 

         
 

Du XIe siècle jusqu’au milieu du XVIe siècle, l’île est
la propriété successive de deux abbayes bretonnes :
Redon et Quimperlé.

Des moines « missionnaires » évangélisent les insulaires, résistent
aux incursions de pirates, défrichent les terres.

Après le rattachement de la Bretagne à la France en 1532, les rois
se préoccupent de fortifier l’île.

En 1573, ils poussent les moines de Quimperlé à la céder
à Albert de Gondi qui a les moyens financiers de la mettre en état
de défense : une première forteresse est construite au-dessus du port
de Palais et la ville se développe.

 

 
     

Albert de Gondi.

 

 

 

 

En 1658, les Gondi, qui connaissent des difficultés financières, vendent l’île à Nicolas Fouquet, surintendant des Finances.
Deux ans plus tard, ce dernier est arrêté et emprisonné
sur ordre du roi Louis XIV.

Il ne viendra jamais à Belle-Île.
 
 

Nicolas Fouquet.

     

 

 

Après la disgrâce de Fouquet, l’île devient la propriété du roi.
À sa demande, Vauban l’inspecte trois fois
en 1683, 1685 et 1689.
Il transforme la forteresse des Gondi en une véritable citadelle
et fortifie certains points vulnérables de la côte.

 

La gestion du domaine est confiée à la Compagnie des Indes,
puis aux Fermiers généraux et enfin, en 1759,
aux États de Bretagne.

 

 
     

La citadelle à l'entrée du port de Palais.

 


 

 

 

En 1761, pendant la guerre de Sept ans, les Anglais
parviennent à débarquer sur l’île et à en prendre possession.

Belle-Île est anglaise pendant deux ans, jusqu’au traité
de Paris qui la rend à la France par le biais d’un échange avec Minorque.

 

La citadelle après le siège de 1761.

   

 

       
 

Les années suivantes sont marquées par l’arrivée sur l’île en 1765
de 78 familles acadiennes (qui furent déportées et emprisonnées en Angleterre) et par les afféagements de1766 :
les terres de Belle-Île qui appartiennent au roi sont ainsi données,
en toute propriété, aux paysans bellîlois et acadiens.

Pendant la Révolution et l’Empire,
l’île est constamment sous la menace anglaise.
Elle abrite une importante garnison, qui compte en 1794
près de 10 000 hommes (pour une population
d’environ 5000 habitants).

Elle fait l’objet de nombreux travaux de fortifications
dont le plus remarquable est l’enceinte élevée
autour de la ville de Palais entre 1803 et 1814.

 

L'enceinte urbaine de Palais.

       

 

 

Sous le Second Empire, l’Armée poursuit cet ouvrage
et perfectionne la défense
de l’île en construisant quatorze fortins
sur les points stratégiques  de la côte.

 

 
     


Fortin du Second Empire.

 

 

 

  Au cours du XIXe siècle, les ports de Palais et Sauzon
sont agrandis, favorisant le développement du cabotage
et de la pêche, la création de chantiers navals
et l’implantation de conserveries.
 

Conserverie de Port Guen.

   

 

         
 

 


Le port de Palais
à l’époque
des chantiers navals et du cabotage.

 

 

 

  L’économie insulaire profite également de la présence d’une garnison, maintenue sur l’île jusqu’en 1920,
  et de l’existence d’un centre de détention : créé en 1848, il abrite des prisonniers politiques
  puis, de 1880 à 1977, de jeunes délinquants.
 

 
         
 

Pendant la première guerre mondiale, Belle-Île souffre du départ
de ses pêcheurs et de ses paysans sur le front.

De 1940 jusqu’à sa libération en 1945, elle est occupée par
les Allemands qui fortifient ses côtes.


Aujourd’hui, les activités traditionnelles liées à la pêche
et à l’agriculture sont devenues secondaires et l’économie de l’île est essentiellement tournée vers le tourisme.

 

 

Le port de Palais, aujourd’hui.

 

 

 

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Dernière mise à jour : 15 janvier 2009